La notion d’effort est omniprésente dans nos vies. Si le confort moderne nous a certes délestés de beaucoup de contraintes, on ne peut pas dire pour autant que nos vies se mènent sans effort. J’ai été amenée à me questionner sur cette notion suite à une discussion dans laquelle le sujet était mon aversion à l’effort. J’ai parfois l’impression que le monde entier est prêt à fournir des efforts que je ne suis pas prête à faire. Peut-être d’ailleurs avez-vous déjà eu cette impression aussi ! Donc bienvenues dans le camp des flemmards, ou plutôt de ceux qui se ressentent comme tels, et nous allons voir ensemble comment assainir notre relation à l’effort quand on pense ne pas en fournir suffisamment.
Ce que nous allons voir dans cet article
Mettons-nous d’accord sur ce qu’est un effort !
Une question simple s’est posée, en premier lieu, qu’est-ce que l’effort ?
Prenez le temps de vous questionner. Ça peut paraître bête mais j’ai ressenti le besoin de clarifier cela car visiblement, mon interlocutrice et moi-même n’entendions pas la même chose dans le terme « effort ».
Mettez pause dans votre lecture ou votre écoute, prenez le temps de définir « effort » avec vos mots ; ce qui est intéressant ce n’est pas la réponse que je vais vous donner mais de voir quelles sont vos idées, vos définitions, les mots que vous utilisez pour exprimer cela et qui seront certainement révélateurs de certains de vos biais.
Pour elle, et elle est plus proche de la définition officielle, l’effort c’est une dépense de ressources en vue de s’approcher d’un but.
Pour moi, pour qu’il y ait effort, il y a une forme de contrainte.
On a demandé à petit Robert qui est quand même le plus fiable de nous trois et il nous a indiqué que l’effort était toute activité d'un être conscient qui emploie ses forces pour vaincre une résistance.
Il n’y a donc pas de notion de contrainte comme je me l’imaginais, ce qui signifie que cette petite touche négative, c’est un ajout personnel qui n’est pas obligatoire ! Et cela est plutôt une bonne nouvelle : en adoptant cette définition, on ne peut pas dire que je souffre d’aversion à l’effort.
Si le jeu en vaut la chandelle
Disons plutôt que je dispose d’un mode « économie d’énergie » dont j’abuse peut-être.
Nous avons tous ce mode je pense, pour ma part j’ai énormément d’idées et assez peu d’énergie, donc je ne fournis d’effort que pour ce qui, toujours selon moi, en vaut la peine.
J’en conclue donc que faire un effort n’est pas toujours quelque chose de pénible, contrairement à ce que laisse penser l’injonction « tu pourrais faire un effort, quand même ! » qui nous indique qu’un truc bien chiant n’a pas été fait, ou pas de la manière dont la personne qui nous fait remarquer cela l’aurait voulu.
Donc, comme d’habitude, j’ai plusieurs questions qui vont fournir une trame pour ce podcast.
La première c’est de préciser encore un peu plus ce qu’est l’effort et quels sont les enjeux derrière fournir ou ne pas fournir un effort.
Ensuite, j’ai envie de questionner les termes d’effort, non effort et lâcher prise, qu’on entend beaucoup et qui inondent le milieu du yoga avec souvent beaucoup de doutes et de confusions.
Je ne prétends pas tout démêler, mais poser la question, pour la vie quotidienne et pour le yoga, puisque c’est le fil conducteur de ces podcasts : faut-il bannir l’effort pour avoir une vie plus agréable ?
Et enfin, la question qui nous intéresse tous je crois, c’est celle de l’aversion à l’effort : comment retrouver ce goût de l’effort ?
Personne ne parle d’effort !
Enfin ce n’est pas tout à fait juste : YouTube est inondé de ces jeunes entrepreneurs qui prônent effort et discipline avec leurs discours galvanisants qui nous laissent pleins de culpabilités et d’enthousiasme, et souvent un peu démunis face au manque de solutions concrètes.
Oui c’est cool de me faire un planning incluant tout ce qui mérite d’être fait pour atteindre mes objectifs, mais quand la flemme, la fatigue, des urgences ou un manque de sens criant font irruption au moment d’accomplir ladite tâche, que faisons-nous ?
Du côté des yogis, les textes ne sont guère éclairants sur la manière de soutenir nos efforts, mais je note tout de même quelques idées pour donner un côté pratique à ces réflexions :
La préparation à l’effort
Pour remettre dans le contexte, la plupart des textes traditionnels du hatha yoga présentent des techniques qui sont destinées aux pratiquants de « haut » niveau.
J’entends par là des personnes qui ont déjà fourni des efforts soutenus, qui sont capables de garder une grande concentration et qui sont au clair avec leur priorité dans la vie : la pratique.
Cela ne s’adresse pas, et on le voit très vite quand on évalue la difficulté des pratiques proposées, notamment au niveau du pranayama, que cela n’est pas accessible aux yogis du dimanche.
Cela soulève un point intéressant : aujourd’hui, j’ai la sensation, même en côtoyant de très près les cercles de yogis, que peu de personnes ont accordé une telle place à la pratique dans leurs vies.
Beaucoup se vantent de leurs accomplissements en prônant l’humilité, beaucoup aussi pratiquent assidûment, mais reconnaissent la difficulté à maintenir une attention constante, à faire infuser la pratique en-dehors de la séance, tant les vies quotidiennes sont agitées, pétries d’injonctions et constellées de sollicitations variées.
Le premier effort à fournir, pour accomplir quoi que ce soit, serait donc de travailler la concentration. Et là, le yoga donne des outils, notamment avec les techniques de dharana (concentration). La racine du problème est peut-être là.
Je ne vous ferai pas le couplet habituel disant que les écrans ont détruit notre attention : je ne vivais pas il y a 3000 ans et je ne peux pas affirmer que les personnes étaient alors plus centrées.
Petite anecdote livrée par un psy : dans l’Antiquité, les symptômes du TDAH étaient déjà connus, alors qu’on entend beaucoup dire qu’il s’agit d’une condition liée à la modernité et aux écrans.
En tout cas nous, nous vivons aujourd’hui et la seule question qui nous permette d’avancer vers des solutions concrètes pour repenser notre rapport à l’effort, c’est bien comment faire aujourd’hui dans le monde qui est le nôtre.
Personnellement, j’ai suivi la voie du yoga qui est à la fois pour moi le chemin et le but.
Ma capacité à fournir un effort, dans le sens donné par Robert (concentrer ses forces pour vaincre une résistance) s’est donc révélée et plus j’exerçais cette capacité, plus elle se développait, et en même temps plus les techniques semblaient faciles. C’est ce qui se passe finalement avec tout processus d’apprentissage : le fait de répéter une action nous rend meilleur pour l’accomplir, ce qui réduit la difficulté de l’effort à fournir, et notre volonté se « muscle » ainsi car nous prenons conscience de notre capacité à répéter cet effort.
Muscler sa volonté
C’est bien le sens de tapas en yoga « ce qui chauffe » et qui est souvent traduit par ascèse : en s’astreignant à quelque chose de difficile, qui crée une friction (nous sommes en plein dans le « vrai » sens du mot « effort ») on développe cette force mentale qui nous permet par la suite de poursuivre voire augmenter le niveau d’effort.
Nous enclenchons donc un cercle vertueux. Et pour l’enclencher, cela semble facile : il suffit de partir d’où nous sommes pour ajouter une toute petite charge, une toute petite difficulté. Une fois que nous aurons engagé davantage de force pour dépasser cette difficulté, nous nous serons musclés, et nous serons plus forts. La seule clé, c’est de démarrer et d’accepter que ce démarrage soit lent, pas forcément très impressionnant au départ !
Les solutions qui fonctionnent ne peuvent être qu’individuelles
Une autre difficulté apparaît alors : la poursuite de cet effort dans la durée, c’est un nouveau défi.
A l’effort d’effectuer la tâche s’ajoute désormais l’effort de persévérance. J
e crois que nous sommes tous un peu comme cela, avec des niveaux différents évidemment : il est facile de démarrer, porté par l’exaltation du début, l’attrait de la nouveauté et nous sommes alors en mesure de fournir un effort conséquent… Une fois.
Quand ce goût pour la nouveauté s’estompe, les obstacles qui se présentent portent des noms différents : ennuis, découragement, abattement, désintérêt… C’est donc vers eux que nous devons nous tourner.
Et c’est précisément pour cela que beaucoup de personnes échouent sur le long terme : le type d’effort à fournir change, il faut mobiliser de nouvelles ressources pour faire face à de nouveaux obstacles.
A l’effort technique liée à l’exécution d’une tâche difficile qui était notre effort initial, celui de l’impulsion, qui brise l’inertie, s’ajoute désormais une nouvelle contrainte. Comment y faire face ?
Nous pouvons être tentés de souscrire à des solutions toutes prêtes, et certaines fonctionnent certainement un peu : se relier à notre pourquoi (la raison pour laquelle on fournit cet effort), se relier à nos sens pour s’immerger pleinement dans l’action de façon non mentale, et aussi des astuces d'organisation comme prévoir cette action toujours au même moment afin qu’elle se transforme en habitude, ce qui réduira effectivement la difficulté de l’effort à surmonter une fois que l’action est intégrée dans notre routine.
Mais je crois qu’il n’existe pas de réponse unique et que la question vraiment intéressante à se poser est quel est cet obstacle qui m’empêche de persévérer sur ce point précis, et quelles sont les solutions adaptées à moi, à ma vie, à mes aspirations profondes, à mon caractère… qui me permettent de lever ces obstacles ?
La question est dérangeante et la réponse ne vient pas immédiatement, bien souvent. Mais s’astreindre à cela (faire l’effort de cette introspection !) cela fait partie de la voie et est à mon sens la seule solution permettant de résoudre cette difficulté de façon profonde, durable.
Dissection de la notion d’effort
Je distingue plusieurs composantes dans l’effort :
- L’énergie mobilisée (physique, mentale, émotionnelle)
- La récompense espérée
- Le plaisir associé à la tâche
Dans la définition de Robert, seule l’énergie déployée est prise en compte mais pour nous, pour notre mise en mouvement et pour choisir si un effort sera réalisé ou pas nous prenons en compte tout cela.
Il est normal d’arbitrer : si je ne fais pas cela, je dilapide le peu d’énergie que j’ai sans prioriser. Il y a donc une évaluation (souvent inconsciente) qui va se faire : la récompense est-elle assez importante pour moi par rapport aux ressources que je dois mobiliser ?
C’est tout bête, mais c’est comme une transaction : si je pense que cet objet ne vaut pas autant que ce que le magasin en demande, je ne vais pas l’acheter.
Ensuite, il faut prendre en compte le fait que certains efforts sont un plaisir. Je veux bien nager une heure, mais je ne veux pas courir une heure car j’adore la natation mais pas la course.
En termes d’effort, cela peut sembler équivalent, mais en termes de plaisir c’est très différent.
Je veux bien faire 8 heures de randonnée en montagne, mais pas 2 heures de marche dans une zone industrielle. C’est moins d’effort dans le second cas mais le plaisir n’y est pas !
Ce décorticage peut sembler trivial mais il est utile parce que ces arbitrages se font souvent inconsciemment (et heureusement, parce que s’il fallait penser consciemment à tout cela, je pense qu’on n’agirait très peu).
C’est utile dans le sens que si vous ne parvenez pas à fournir les efforts nécessaires pour accomplir quelque chose, vous pouvez questionner ces trois points :
- Est-ce trop difficile ?
- La récompense est-elle à la hauteur de l’effort fourni ?
- La tâche est-elle assez agréable ?
Là j’ai tout présenté en termes de carotte, mais dans nos vies c’est parfois le bâton qui motive… Si mon travail est affreux mais que j’en dépends pour payer mes factures, la peur de me retrouver à la rue va jouer très fortement.
Je ne dis pas que c’est toujours facile à changer, mais déjà le fait d’avoir conscience de ces différents niveaux dans la prise de décision permet de mettre en place des ajustements, ou de planifier des changements.
L’effort du yogi
Il y a cette idée et nous l’avons déjà évoquée dans plusieurs épisodes que j’ajouterai en description de ce podcast que le yoga, tel qu’il est conçu actuellement par la plupart des gens, ne devrait demander aucun effort. Les voici :
Tapas et pratique du yoga : un plat qui se mange bien chaud - Dharma Lyon
Cocktail spirituel - podcast #40 - Dharma Lyon
Amorcer les changements en douceur et en conscience - Dharma Lyon
De l’idée à l’action : comment agir conformément à qui nous sommes ? - Dharma Lyon
Alors ce n’est pas tout à fait juste, beaucoup considèrent le yoga comme un sport, donc il est admis que cela nécessite un effort physique et qu’on peut avoir la flemme mais que ça passera une fois la séance démarrée.
Mais globalement, la discipline est très liée à la détente, au lâcher prise, la première motivation des pratiquants aujourd’hui est de réduire leur niveau de stress. Alors, faut-il bannir l’effort ?
Faut-il s’astreindre à un effort pour pratiquer ?
Cette question sous-entend un raccourci qui n’est pas évident mais que nous ferons ici ; le yoga est discuté ici en tant que pratique, on parle donc de réaliser les techniques (postures, pranayama, concentrations) proposées dans le cadre du hatha yoga.
Hatha yoga est souvent traduit par « yoga de l’effort violent », et lorsque l’on voit des ascètes qui lèvent un bras jusqu’à ce qu’il s’atrophie ou qui s’astreignent à de grandes privations, on se trouve bien loin de l’ambiance cocooning bien être des grands centres de yoga occidentaux !
Certains diront que l’un est plus du yoga que l’autre. En réalité, le terme yoga comprend de nombreuses pratiques qui ont été modifiées de façon substantielle au fil des siècles, décider donc que telle chose est plus yoguique que telle autre, c’est se positionner, et c’est certainement nécessaire pour soi, mais ce n’est en aucun cas une vérité figée dans le sens où il n’existe pas de définition « officielle » du yoga : de nombreux textes en proposent, et d’autres manuscrits ont été perdus, et la tradition orale existe aussi… On s’accorde aujourd’hui à rassembler sous ce terme un ensemble de pratiques psycho corporelles mettant le contrôle du souffle et l’observation au centre, mais même cela, c’est discutable.
Tout cela pour dire que la notion d’effort dans le yoga dépend des époques, mais par le passé il semble qu’elle était très présente du moins dans certains groupes, en tout cas chez les ascètes.
La plupart des enseignements tantriques, qui ont fortement influencé le yoga que nous connaissons actuellement, mettent l’accent sur le rasa, ce qui est délicieux, la saveur. Mais cela ne signifie pas l’absence d’effort, bien au contraire, l’effort peut conduire à rasa et certains efforts se font dans la joie…
Dans les Véda, qui ont profondément influencé la pensée indienne, la notion de sacrifice est centrale et cela se comprend dans le sens où la vie est changement, transformation, échange. Même si de nos jours on n’assiste plus aux grands sacrifices védiques au cours desquels des dizaines voire des centaines d’animaux sont sacrifiés, tout est sacrifice dans le sens d’échange : on sacrifie du temps pour obtenir de l’argent qui permet d’obtenir quelque chose qui semble avoir de la valeur pour nous. On sacrifie une habitude enracinée pour en mettre en place une nouvelle qui nous paraît plus appropriée. On peut sacrifier une relation que l’on juge néfaste pour gagner de la liberté. Et chaque fois, la notion d’effort est présente. L’absence d’effort c’est l’immobilisme, la vie est au contraire l’acceptation du mouvement, de la transaction, de l’échange.
L’effort est-il contre nature ?
Nous avons tendance à penser dans le monde assez confortable dans lequel nous évoluons que le but ultime de l’être humain est d’anéantir l’effort afin de mener l’existence la plus confortable possible.
Mais comme nous venons de le voir, je crois que l’effort, si l’on en croit la définition de Robert, est inhérent à la vie. Au lieu de rêver à un monde sans effort, de pester dès qu’un effort est demandé ou de penser simplement que dès qu’un effort doit être fourni c’est qu’il y a un problème, on peut voir l’effort comme un test. Pour quoi suis-je prêt à « payer » avec mon énergie ? Si rien ne nécessitait d’effort, comment faire nos choix ?
Ne faire que des efforts que l’on apprécie ?
L’effort est personnel : peut-être que vous avez un travail de bureau et que vous restez 8 heures par jour sur une chaise.
Si vous y êtes habitués, peut-être que ce n’est pas un effort pour vous tandis que pour certaines personnes, c’est une véritable torture.
Quelqu’un qui travaille dans le bâtiment va fournir un effort physique pour disons déchanger des matériaux, mais cet effort sera moindre qu’une personne qui n’a pas la moindre activité physique depuis 20 ans, qui est complètement gauche et qui n’a jamais fait cela.
Effort et ascèse (point historique, et 3 voies possibles)
Pour finir, j’ai envie de m’attarder sur une classification des voies du yoga qui peut être inspirante pour votre culture yoguique évidemment mais qu’il est intéressant de transposer dans d’autres aspects de nos vies car je crois que beaucoup de choses fonctionnent ainsi.
Ces 3 moyens, voies (upaya) sont des points d’entrée dans la voie du yoga en fonction de notre état actuel.
Le premier, la voie de l’individu, s’adresse à la plupart d’entre nous. Cette voie demande de réaliser consciemment des efforts, de forcer ou de se forcer parfois, elle n’est pas douce mais elle est une première étape transformatrice.
Vient ensuite la voie de l’énergie, où les choses semblent se dérouler de façon plus fluide, avec cette sensation d’être accompagné, soutenu, que la vie est facilitée pour nous.
Puis la voie de Shiva, celle de la conscience, celle des mystiques, où tout se révèle sans qu’il n’y ait rien à faire.
Je ne peux pas m’empêcher de faire le lien avec ce que disait Nietzsche dans Ainsi parlait Zarathoustra : l’histoire du chameau, du lion et de l’enfant.
L’injonction « tu dois » nous fait crouler sous un poids incroyable mais nous façonne et est souvent nécessaire.
Vient ensuite une phase où « je veux » occupe l’espace, nos désirs nous guident.
Puis vient le temps où la spontanéité de l’enfant émerge, laissant la passivité du chameau et l’arrogance du lion de côté pour laisser jaillir la vie.
Les 3 voies ne sont pas séquentielles, nous passons souvent de l’une à l’autre, et d’un pan de notre à vie à l’autre cela change également. Tout cela pour dire que chez les yogis, la notion d’effort est également circonscrite dans le temps : il faut en fournir assez pour démarrer la machine, puis l’énergie (cinétique) prend le relais !
Résumé : les 3 étapes clé
Notez que cette petite conclusion n’a rien d’une vérité : quand j’écoute un podcast ou que je lis un article je peine parfois à réponse à la question très simple « qu’ai-je appris ? ».
Ici, je me la pose à moi-même pour vérifier que je n’ai pas sombré dans l’écueil du blabla qui explore plein de chemins ne menant nulle part et je vous livre ma conclusion personnelle ; ce qui a attiré votre attention pourra bien évidemment être différent.
La nature de l’effort évolue dans un même projet, il y a différentes étapes à franchir comme autant de paliers permettant de passer à un autre type d’effort. Les abandons se font généralement entre ces paliers, lorsque l’évolution des obstacles n’a pas été conscientisée :
- Développer la concentration
- Trouver une action qui nous mette dans l’élan et qui provoque le moins de résistance possible en nous.
- Maintenir l’effort sur la durée, répéter : nécessité d’observer en permanence les réticences et de se positionner en termes d’effort : quel effort vaut la peine ? Comment ramener du plaisir ? Mon but est-il toujours aussi attrayant maintenant que j’ai vu le prix à payer ? La clef est de mettre beaucoup de conscience sur tous les changements qui nous traversent et sur les émotions qui s’invitent en nous. Ce n’est qu’en restant au plus près de nous-mêmes, au plus près de nos pensées, de nos ressentis, dans fuir dans des distractions ou des conseils mal (ou moyennement) avisés que nous pourrons espérer un changement.











