Peut-être que, comme moi, vous saturez en ce début d’année, noyés sous les injonctions à « devenir la meilleure version de soi-même » (beurk) et à se dépasser, tout révolutionner, amener des transformations radicales qui nous laissent miroiter un horizon lointain où tout n’est que luxe, calme et volupté, ou version bobo yogi, contentement, présence et félicité.
Il y a quelque chose d’exaltant à tout transformer, ça doit envoyer un sacré shoot d’hormones, une bouffée d’optimisme qui nous fait croire que oui, cette fois, ce coup de baguette magique va fonctionner. C’est clairement ce qui se passe avec les solutions de la nouvelle année, de la rentrée, ou ces décisions visant à réformer le mode de vie qui peuvent survenir à n’importe quelle date significative pour soi.
Nous évoluons dans un monde où le besoin d’extraordinaire doit être nourri.
Tout va très vite, la vie fantasmée de nos amis, collègues et connaissances est à portée de clic, et avec ce voyeurisme vient la sensation d’être dépassé, la peur du temps qui file et de ne pas en avoir assez profité ou de ne pas avoir été assez productif, et aussi la sensation d’être toujours un peu moins que ceux qui s’exposent sous leur meilleur jour.
Attention, je ne dénigre pas, cela peut être inspirant. Personnellement, ça ne me parle pas, et mon aversion pour les réseaux sociaux vient du fait que toutes ces histoires chez les autres m’indiffèrent, mais je comprends très bien la pression que cela peut générer et la spirale négative d’émotions qui découle de cet affaiblissement de l’estime de soi lorsque la comparaison intervient.
Je ne reviens pas sur le fait que ce à quoi vous vous comparez, c’est une mise en scène. C’est comme comparer un brouillon (ce que vous avez en tête) avec un tableau terminé et retouché (une sélection des plus grandes réussites des autres) : ce n’est simplement pas comparable. Vous n’avez simplement pas eu accès aux essais, erreurs, ni aux échecs des autres qui ne vous présentent qu’un produit fini hyper travaillé et exposé sous un angle avantageux.
Bref. Comment survivre dans cette jungle ?
Ce que nous allons voir dans cet article
Troquer le besoin d’extraordinaire pour ce qui nous anime profondément
Aujourd’hui, j’aimerais vous parler de ces gestes minuscules, presque imperceptibles, qui, lorsqu’ils s’accumulent, transforment nos vies de façon radicale.
Ces petits riens qui changent tout sont souvent relégués à l’arrière-plan de notre quotidien, éclipsés par les ambitions démesurées ou les injonctions bruyantes du « toujours plus ». Et pourtant, ce sont eux qui, doucement mais sûrement, modèlent notre réalité.
Alors oui, ce n’est pas très sexy de mettre en place de petits changements dans la durée.
Au départ, cela semble dérisoire, et rien d’extraordinaire ne se produit.
Dans un monde où tous les actes sont dictés par le besoin de gratification immédiate, il faut être un véritable guerrier (un vira, héros, pour prendre un vocabulaire plus yoguique) pour avoir la force de poursuivre une habitude que l’on sait profitable sur le long terme sans recevoir de récompense immédiate.
Chaque année, au premier janvier, de nombreuses personnes décident de « se mettre au yoga » ou de devenir un grand méditant.
Pourquoi les méthodes de changement ne fonctionnent-elles pas ?
Nous sommes le 14 janvier, date à laquelle bon nombre de résolutions sont déjà tombées à l’eau.
Je pense qu’au lieu de s’astreindre à mettre en place des changements radicaux, surtout en ce qui concerne le mode de vie, il est plus profitable de cultiver des habitudes et de trouver de la joie sur le chemin.
Ainsi, le but n’est pas qu’un cap, pas un phare dans la nuit sans lequel on ne pourrait pas naviguer.
Je suis contre cette vision de la vie qui consiste à galérer un maximum, à tout sacrifier dans le but d’obtenir ce qui nous rendrait hypothétiquement heureux.
Et si ça ne valait pas le coup ?
Nous aurions fait tout cela pour rien ? Si le chemin est plaisant, au moins, la déception est moindre quand le but atteint ne remplit pas ses promesses.
Avez-vous remarqué à quel point nous sommes fascinés par l’idée de grands bouleversements ?
On rêve de métamorphoses spectaculaires, de ces moments charnières où tout bascule. Mais la vérité – que l’on oublie souvent – c’est que le changement ne naît pas d’un éclat soudain.
Il germe dans l’ombre, dans la répétition silencieuse de ces actes si modestes qu’ils semblent parfois anodins.
Il suffit d’une seconde pour atteindre l’éveil, il suffit d’une prise de conscience pour porter une transformation, mais les graines qui donnent lieu à cette éclosion ont été plantées et entretenues auparavant.
L’illusion est de croire que la transformation se fait par magie ; s’il y a bien un instant où tout bascule, ce changement d’équilibre se trame dans l’ombre depuis bien longtemps.
Imaginez un seul souffle, profond, en pleine conscience. Un instant où vous vous arrêtez, même au milieu du chaos, pour vous reconnecter à vous-même. Ce n’est qu’un souffle, me direz-vous. Mais ce souffle peut apaiser une tempête intérieure. Ce souffle, répété jour après jour, peut devenir une ancre, un refuge. Il n’est pas nécessaire de le construire en une seule fois, nous pouvons apporter quelques briques chaque jour.
Glorifier l’ordinaire et lui dédier des espaces
Il y a une beauté dans ces gestes infimes qui semblent trop modestes pour être porteurs de transformation. Et pourtant, dans cette grâce fragile, la force du changement est bien présente.
Ces petites actions, faites une fois, ne semblent rien changer. Mais faites-les dix fois, cent fois, mille fois… Et vous découvrirez qu’elles ont redessiné votre existence.
Nos vies ne sont pas sculptées par des explosions soudaines, mais par la patiente érosion du quotidien.
Bon, c’est très joli tout ça, mais comment faire en pratique ? Et comment la pratique peut nous aider dans cette quête de changement ?
Un changement souvent diabolisé
Sans changement, pas de vie, donc déjà, nous pouvons arrêter de dramatiser. Vouloir changer n’est pas nécessairement une incapacité à s’installer dans santosha, le contentement. C’est une volonté de mettre en lien nos actes et nos idéaux, ce qui s’incarne dans la matière et ce qui émerge dans l’esprit.
Le changement nécessaire et redouté
Le désir de changement est issu de cette pulsion de vie qui nous pousse à nous adapter pour survivre.
En termes plus yoguiques, l’énergie fondamentale, la shakti, va revêtir différentes formes et celui qui ne sait pas voir verra une diversité de phénomènes sans saisir le point commun, la force qui est en arrière-plan, c’est ce qui est appelé maya, l’illusion, cette forme changeante et souvent qualifiée de trompeuse.
Le problème n’est pas maya, le problème est de ne pas savoir voir.
Et c’est cette opacité qui peut induire en erreur dans ce que l’on voit et dans les décisions que l’on prend. Mais revenons à notre besoin de changement.
C’est donc un besoin qui semble assez fondamental chez l’être humain.
L’incroyable succès du développement personnel ces 20 dernières années en est une preuve évidente.
En étant plus, en se développant, en travaillant sur soi, il semble logique que des changements bénéfiques finissent par se faire sentir dans notre vie.
Et pourtant, bien souvent, on erre de livre en livre, de formation en formation, des milliers d’euros sont dépensés et le changement se fait attendre.
Que s’est-il passé ?
Trouver la bonne cible pour agir efficacement
Quand considèrerons-nous que nous sommes arrivés à destination ? Des envies vagues comme aller mieux n’ont pas de fin.
On tente d’agir sur de petites choses au lieu d’agir à la racine des problèmes (perdre du poids au lieu de travailler sur les compulsions)
On n’aime pas le chemin, et on croit que le but est plus important que la voie.
On veut faire l’économie de la connaissance de soi.
Tout repose sur soi : on veut être moins stressé, alors oui, on peut faire des trucs pour réduire le niveau de stress, mais suivant notre constitution, passé, traumas, personnalité, et surtout suivant l’environnement, la réponse au stress sera différente.
Faire de problèmes collectifs un problème individuel et ensuite vendre des solutions magiques pour le résoudre, c’est assez pervers. Je déplore que le yoga soit parfois utilisé de cette manière.
Pour certains, cela semble avoir fonctionné, mais en les observant une question me vient : quelle est la part du temps dans ce changement ?
Faire du temps un allié
On voit souvent le temps comme un terrible ennemi à combattre qui amène la décrépitude, la maladie, la mort ou pire : des rides !
Un combattant est fier des cicatrices laissées par ses blessures de guerre, pourquoi nous appliquons-nous à camoufler les marques de la vie, les manifestations sur et dans nos corps de ce temps qui passe ?
Si la conception du temps et l'impact de ces représentations vous interpelle, j'avais rédigé quelques articles à ce sujet :
Le temps linéaire, une conception du temps qui n'est pas une vérité absolue mais une construction mentale, culturelle.
Notre vision du temps est quelque chose de personnel.
Prendre du temps pour soi, mission impossible à notre époque ?
Fermons cette petite parenthèse pour revenir au cœur de notre sujet...
Comment réussir à changer ?
Comment amorcer le changement en douceur quand on est accro à la gratification immédiate ?
Dans mon histoire, le yoga a amené ce changement. Avec le recul, je crois que plusieurs effets se sont cumulés :
- Une vision plus optimiste du monde
- Un effet physique lié aux pratiques
- Le sens donné par le simple fait d’avoir une passion pour la discipline du yoga
- Le lien avec un groupe (auparavant, je côtoyais essentiellement des collègues de travail, emploi qui était très anxiogène et dans un milieu qui ne me correspondait pas)
- Une invitation à l’introspection profonde et l’émergence de quelques prises de conscience : j’avais gagné en pouvoir. Je voyais avec davantage de justesse ma vie, mes choix, mon environnement, mes aspirations profondes, et ce fut un premier pas vers l’acceptation de certaines choses et vers le changement d’autres choses.
Savoir ce que l’on veut
Je ne suis pas du tout prosélyte et je crois sincèrement que le yoga, ce n’est pas une voie pour tout le monde (je ne parle pas ici de suivre 2 cours par semaine, mais d’embrasser le yoga, de suivre ses enseignements comme un guide de vie).
Je crois que l’on peut retrouver tout cela ailleurs. Ça pourrait être la musique, le dessin, je crois beaucoup à l’art, mais je pense que ça marche avec l’étude des maths, la mécanique ou le jardinage. Question de tempérament.
Dans le brouhaha quotidien et les multiples injonctions à faire, être, donner, consommer... Il n'est pas toujours facile de savoir ce que l'on veut. Vous est-il déjà arrivé de buter sur des questions simples ? Tu veux manger quoi ce soir ? On va se promener où ? Qu'est-ce qui te ferait plaisir ?
Enfant, butiez-vous sur ces questions, ou répondiez-vous du tac au tac : des lasagnes, à la plage, faire une partie de petits chevaux ?
Donc, la seule manière d’aller vers un changement durable et pas trop douloureux (tout est relatif, et nous avons tous un niveau de stress lié au changement qui est différent), la seule façon est de trouver une voie.
Devenez un explorateur
Ou faites un tour du pâté de maison si vous ne l'avez jamais fait, ça peut suffire.
Ça ne veut pas dire trouver LE truc ultime, qu’on s’engage à suivre toute sa vie en signant de son sang un pacte irrévocable !
C’est peut-être s’engager sur une voie que l’on choisit, juste pour voir, pour le plaisir de la découverte.
C’est s’efforcer, un dimanche après-midi un peu tristoune, d’aller dans un petit village à 15 minutes de chez nous « juste pour voir ».
Il est probable que le dépaysement nous fasse du bien, même si l’architecture n’est pas extraordinaire et que les gens sont ronchons, et que le ciel est gris.
Il est probable que l’on soit content d’être sorti, même une heure, simplement pour casser la torpeur et l’ambiance morne de la journée. C
’est un peu cela, la voie que je vous conseille de suivre : c’est repérer une petite lueur, même si elle est faible, et peut-être que, de lueur en lueur, vous finirez par trouver votre phare dans la nuit.
Pour moi, cette lueur, c’est bien Hatha yoga pradipika, la lumière du yoga. Mais si je me retourne sur le passé, je vois que de multiples petites bougies ont éclairé la grande route qui m’a amenée où je suis aujourd’hui.
Nous ne sommes pas obligés de rejoindre l’autoroute, nous pouvons trouver du sens et de la joie à prendre les départementales, à suivre ces petites lumières et à chérir ces trajets faits en conscience, contempler les paysages et profiter des haltes.
Initier le changement, mode d’emploi
Concrètement, on fait quoi pour induire un changement ?
Je pense que le podcast De l’idée à l’action est un bon complément si vous vous intéressez à la mise en pratique des idées, aux mécanismes qui sont bien huilés ou qui se grippent et qui entrainent ces différences considérables entre ceux qui pensent et ceux qui font.
Mais si vous voulez un plan simpliste et une recette toute faite, en voici une :
- Trouvez votre petit chemin
- Faites un petit pas
- Ce pas a été agréable ? Recommencez !
- Il ne l’a pas été ? Pourquoi ? Faut-il changer de chaussures, mettre un pansement sur une ampoule, vous reposer un instant, manger ou boire ? Ou carrément changer de chemin ?
- À chaque pas, ajustez la suite de votre trajectoire pour que ce voyage soit beau et dirigé dans la bonne direction, celle du cap que vous avez fixé.
C’est pas clair mes histoires de rando ?
Prenons des exemples plus concrets. Pour commencer, au hasard, celui d’une personne qui semble avoir vu de la lumière sur le chemin du yoga, mais qui est tétanisée par l’idée de démarrer.
Les pensées peuvent être, par exemple : À quoi bon, j’ai tel âge et c’est trop tard ; je suis souple comme un manche à balai, donc ça ne sert à rien, car je ne serai jamais performant (!!!) ; je suis déjà trop occupé ; j’ai peur de paraître ridicule dans un cours ; je ne sais pas si c’est fait pour moi (spoiler : il faut essayer pour savoir, c’est le plus simple), on peut continuer cette liste déprimante pendant longtemps, je ne vous encourage pas à le faire…
Au lieu de faire cela, appliquons la recette :
- Le chemin du yoga : c’est notre nouvel itinéraire
- On fait un petit pas, ce qui demande le moins d’effort : pour certains, ce sera réserver un cours d’essai, pour d’autres, trouver une vidéo YouTube, ou encore ouvrir un bouquin… (Pour être guidé là-dedans , j’ai créé un petit guide, d’ailleurs, qui peut être téléchargé gratuitement ici.)
- Le cours était bien ? Super, quand prévoyez-vous le prochain ?
- Le cours était nul ? Essayez avec un autre enseignant ou dans un autre lieu. Vous avez trouvé ça trop facile ? Changez de niveau. Le côté spirituel du cours vous a rebuté ? Trouvez un cours où cet aspect est moins mis en avant. Ça ne vous plaît pas du tout pour tout un tas de raisons ? Essayez le kung-fu ou le tir à l’arc !
- Sur la voie du yoga ou sur celle du kung fu, lorsqu’un pas a été agréable, continuez d’avancer dans cette direction. Si c’est le yoga, inscrivez-vous à l’année à ce cours qui vous plaît tant. Si c’est le kung fu, prenez 15 minutes chaque matin pour réviser une pratique. Si c'est l'écriture, bloquez un temps chaque jour ou chaque semaine
- Ce pas doit être agréable et adapté à votre emploi du temps, on ne dit pas de faire un cours chaque matin à 6 h 30 ! Et vous devez avoir la sensation d’avancer dans la bonne direction. Pour cela, l’écoute de soi est nécessaire à chaque instant.
Comme un plat un peu sec et fade, cette liste a peut-être du mal à séduire vos papilles mentales ?
Je le conçois. Donc voici des idées de sauces, d’accompagnements et autres suppléments qui permettraient d’agrémenter tout ça
Joindre l’utile à l’agréable
En termes plus yoguiques, on parlerait de la nécessaire conciliation de yoga (acsèse) et bhoga (jouissance) pour avancer sur la voie. En combinant ce qui doit être fait avec ce qu'il est agréable de faire, il est plus aisé d'évoluer.
Un truc fondamental : il n'y a que des réponses et des solutions personnelles.
Le mieux est certainement de devenir votre propre cuisinier et de noter dans votre livre de recettes personnelles quels sont les plats principaux et quelles sont vos astuces et vos envies pour les agrémenter.
Je ne crois pas que les excellentes réponses puissent venir des autres, car toute réponse doit être ajustée à soi, à nos particularités, à notre complexité. C’est pourquoi je ne partage jamais de recettes magiques, mais je m’astreins dans ces podcasts à vous donner des pistes de réflexion pour que vous puissiez créer.
- Écrivez des pensées à vous-mêmes (et devenez le nouveau Marc Aurèle !) qui favorisent l’introspection sur ce chemin. Prenez un petit temps pour documenter votre évolution, vos doutes, vos progrès, vos découvertes.
- Mettre en place les conditions les plus favorables possibles est judicieux. On ne fait pas une rando dans l’Himalaya en jean et baskets (enfin, moi, si, mais je vous assure que c’est pas une bonne idée). Trouvez ce qui peut rendre ces tâches plus faciles et agréables (trouver une tenue de yoga dans laquelle vous êtes bien, choisir le meilleur horaire, trouver une salle de pratique près de chez vous, etc.). Si c’est un travail à réaliser : travailler dans un environnement agréable, avec une musique inspirante, avec un petit café (ou autre, hein, je ne fais pas l’apologie des psychotropes), enfin, vous voyez l’idée. Le plan, c’est de ne pas se mettre de bâtons dans les roues à soi-même et de prendre soin de soi, de reconnaître la valeur de ce projet et de mettre en œuvre tout ce qui est en notre pouvoir pour aller dans cette direction avec un minimum de friction.
- Définissez vos propres balises. Si vous êtes sensibles au résultat et que vous peinez à ne vous centrer que sur le processus, c’est très motivant de vous mettre de petites échéances, de petits défis personnels, adaptés à votre niveau bien sûr ! Par exemple, si vous voulez mieux jouer d’un instrument (désolée, je prends toujours des exemples liés à l’art ou au yoga, parce que je trouve que c’est ce qu’il y a de plus parlant, mais ça marche super bien avec le travail, les activités diverses, les relations, etc.), vous pouvez vous mettre un objectif pour cette semaine : trouver un prof. Ensuite, pour dans 4 semaines : rejoindre une session de musique ouverte à tous. Puis pour dans 3 mois : organiser une session de musique avec quelques personnes sympas. Puis pour dans 6 mois : formaliser la création d’un groupe. Puis pour dans un an : donner un premier concert. Que vous arriviez au but final n’a pas d’importance tant que chaque étape vous motive et vous fait encore vibrer.
- Se relier à la source : qu'est-ce qui abreuve votre envie, votre élan de vie ? Lorsque l'on a la tête dans le guidon, revenir aux fondamentaux : pourquoi faisons-nous telle chose, qu'attendons-nous de cette voie, quels besoins fondamentaux sont derrière ce choix ? Revenir aux raisons qui nous ont initialement poussés à suivre ce chemin plutôt qu'un autre, c'est s'offrir un nouvel élan.
Conclusion
Alors, comment intégrer ces petits riens dans votre vie ?
Cela commence par une question : qu’est-ce que je peux faire aujourd’hui, maintenant, qui soit minuscule mais significatif ?
Cela peut être aussi simple que de sourire à un inconnu ou d’éteindre votre téléphone pour savourer une minute de silence.
Ces gestes, ces habitudes, forment les fondations sur lesquelles bâtir une vie pleine de sens.
Ils ne demandent ni héroïsme ni révolution, mais simplement une présence, une attention, une bonne dose de résilience, car les résultats ne sont pas manifestes à court terme.
Peut-être un jour vous retournerez-vous sur votre vie et, avec un certain recul, vous prendrez conscience du chemin parcouru, de la puissance de ces petits riens que vous avez pris soin, chaque jour, de disposer dans votre vie, portés par la seule joie de les accomplir.
Ceci est la transcription écrite du podcast Au cœur du yoga n°43 intitulé Ces petites riens qui changent tout, vous pouvez l'écouter ici ou sur toutes les plateformes d'écoute.














