Le business du yoga

Cette infographie sur le yoga d’ecoreuil.fr développe les chiffres et les tendances du business du yoga aux États-Unis, mais la plupart des données sont également valables pour la France… Je vous laisse prendre connaissance de ces informations imagées et rendez-vous à la fin de l’infographie pour quelques précisions !

Yoga-infographie

Le business du yoga en plein développement

En France aussi, les nouvelles écoles de yoga poussent comme des champignons. Et le meilleur côtoie le pire… Quand on voit que certains organismes de formation proposent de devenir prof en 1 mois, on se dit que ça promet. Tout le monde peut enseigner (en théorie), mais la qualité des cours est extrêmement variable. Le problème, c’est qu’on ne le sait pas avant d’avoir franchi les portes de l’école ou du studio !

Un marché qui ne cesse de croître

Le business du yoga a de beaux jours devant lui. Tout le monde se met au yoga, c’est tendance ! La grande nouveauté, c’est la prescription du médecin : j’ai de plus en plus d’élève qui viennent sur conseil de leur médecin traitant… Je trouve cela un peu inquiétant : la médecine traditionnelle qui ne veut même pas entendre parler des médecines douces commence à se dédouaner et à envoyer les patients « désespérés » à des cours de yoga ? Est-ce une attitude bien responsable ? C’est sûr, le yoga peut apporter beaucoup mais certains attendent des miracles promis par leur généraliste. Quelle pression sur une discipline qui ne se revendique pas comme étant thérapeutique

Business du yoga et médias

Il suffit de regarder dans les kiosques : tous les magazines font l’apologie du yoga. Le yoga, c’est tendance et il faut s’y mettre avant l’été pour être zen et mince. Mais bien sûr… ça devient un produit comme un autre. À la limite, je m’en fiche, mais ce qui me chiffonne c’est que certains suivent les cours par contrainte : « on m’a dit que c’était bien de faire du yoga », « le yoga m’aidera sans doute à réduire mon  stress »… À l’origine, le yoga est un outil de connaissance de soi, pas un outil de réduction du stress. C’est un effet secondaire bien sûr mais pratiquer le yoga en cherchant à tout prix tel ou tel bienfait, c’est déjà contraire à l’esprit du yoga. Certains culpabilisent même de ne pas aimer, je trouve cela inquiétant…

Les produits dérivés, une source de revenus non négligeable

Le business du yoga ne s’arrête pas aux écoles, de nombreuses boutiques voient le jour et surfent sur la vague en essayant de devancer les besoins des pratiquants. Quelle ironie lorsque l’on cultive détachement et simplicité. On finit par s’imaginer que l’on ne peut pas pratiquer correctement si l’on n’a pas la super bougie parfumée bidule ou le tapis de compétition trucmuche.

Les livres se vendent aussi comme des petits pains mais la plupart sont de pâles copies les uns des autres. Le yoga, ça devient mainstream et un nivellement par le bas est en train de se produire. Tout le monde se prétend expert après avoir lu 2 livres sur le sujet. Le marketing des produits dérivés du yoga est effectivement une source de cash fort prometteuse !

Professeurs et écoles de yoga

Au cœur de business du yoga, on trouve donc les vendeurs de produits dérivés mais aussi les écoles et les enseignants. Le chiffre avancé de 35 000 $ / an est bien sûr à mettre en rapport avec le marché américain : je dirais qu’en France, on dépasse rarement le SMIC (et la plupart des profs à temps partiel ne l’atteignent pas). Donc pour devenir riche ce n’est pas vraiment le bon plan ^^

Vivre du yoga, un doux rêve ?

Ça nous amène à la question que beaucoup se posent : comment vivre du yoga ? Je dirais que la solution, c’est de ne pas chercher à en vivre… Garder une activité complémentaire à côté (dans mon cas, la traduction et la rédaction d’articles) c’est un sérieux atout. Le yoga reste un « bonus » et on ne transforme pas sa passion en moyen de survie.

Ça change complètement le rapport aux élèves (ce ne sont pas des clients mais bien des élèves) et la manière dont on prépare les cours et ateliers : on n’est pas en mode « business », on se libère de cette obligation de rentabilité que l’on a lorsque l’on exerce son activité principale.

Quels types d’écoles de yoga fonctionnent ?

J’ai remarqué que 2 types d’écoles de yoga arrivent à tirer leur épingle du jeu :

  • Les écoles de yoga traditionnelles, anciennes, établies depuis plusieurs dizaines d’années et dont la réputation n’est plus à faire. Ces écoles proposent généralement des formations d’enseignants, des stages et des cours en semaine. Les gens qui s’inscrivent dans ces écoles ont souvent une volonté d’approfondir leurs connaissances, voire d’enseigner.
  • Les nouvelles écoles types « studio » gérés à l’américaine. La formule illimitée est mise en avant, on peut essayer plein de styles de yoga, le positionnement est plus « haut de gamme ». Là, les pratiquants recherchent avant tout le bien être. Les types de yoga enseignés sont souvent plus physiques (ashtanga, vinyasa, hot yoga, …).

Au milieu de ça, on a les petites écoles qui vivotent ou les profs indépendants qui naviguent d’une école à l’autre, qui louent une salle quelques heures par semaine… Je fais pour l’instant partie de cette dernière catégorie, en espérant rejoindre la première  😀

 

4 réflexions au sujet de « Le business du yoga »

  1. Pour peu qu’on y prête attention, c’est vrai que c’est à toutes les sauces et dans toutes les revues (féminines en particulier). Dans les salles d’attentes de praticiens impossible d’y échapper!
    Enfin, je te souhaite d’accéder à la 1ère catégorie, ce sera bon pour toi et bon pour le yoga.

  2. Merci pour cet article Samantha, très instructif sur les stats US et les tendances actuelles. Les progressions données en chiffres sont toutefois assez impressionnantes..et le mot industrie pour qualifier ceci en « business « me glace un peu malgré tout.

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