La relation de maître à disciple (1/2)

Toutes les traditions spirituelles posent le problème de la relation de maître à disciple. Ce n’est pas un sujet évident à traiter et dans cet article je vous préviens, je pose plus de questions que je n’apporte de réponses ! Entre maître spirituel et maître interne, je vous propose une vision un peu atypique de cette relation.

La relation de maître à disciple, une définition classique

On nous présente souvent la relation de maître à disciple comme le saint Graal : nous n’aurions qu’à trouver le « bon » maître et il nous indiquerait un chemin tout tracé vers l’éveil. Hélas, c’est un peu plus compliqué que cela… Cette vision des choses est parfois relayée par les légendes antiques, mais si tout était aussi évident et si la foi que le disciple a dans le maître était si inébranlable les êtres éveillés seraient bien plus nombreux.

Un ami ou un maître ?

Deux nouvelles pistes s’offrent à nous, petits occidentaux du XXIème siècle : trouver un « ami spirituel » qui nous indique le chemin mais dans ce cas nous ne pouvons pas nous permettre de rester passif et il faudra parfois endosser le rôle de guide à tour de rôle avec cet ami. Pas de foi aveugle, pas de promesse d’éveil, aucune certitude : cet ami sera votre torche dans le labyrinthe de la connaissance mais pas votre fil d’Ariane. Mais avouez, un peu de lumière ça ne fait pas de mal… La seconde piste est celle du maître intérieur : le bouddhisme part du principe que nous sommes déjà éveillés mais que divers voiles nous empêchent d’accéder à la connaissance de notre véritable nature. Il serait donc logique de nous considérer comme notre premier maître…

La relation de maître à disciple en occident

Vous ne vous sentez pas concerné par cette problématique ? C’est normal, parce que les mots ne permettent pas d’exposer clairement toute la question. Si je vous parle de liberté dans vos choix de vie, ça vous inspire déjà plus ? Et pourtant il s’agit de la même chose.

Qui sont vos maîtres ?

Nous avons tous des maîtres même si on ne les considère pas comme tels. Qu’est-ce qui motive vos actions au quotidien ? C’est ça la vraie question. Vous ne vivez pas dans un monastère ni reclus dans un ermitage, votre maître (extérieur) n’a pas à être un religieux. Mais si le matin vous vous levez pour aller travailler, c’est bien qu’une force vous y pousse ? Que ce soit pour faire vivre votre famille, pour la reconnaissance sociale que vous apporte votre emploi, pour rembourser ce prêt sur 20 ans … La motivation n’est pas unique, nous avons une multitude de maîtres

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

CommentLuv badge