La place du rituel dans une pratique spirituelle

J’écris cet article car nous avons participé le weekend passé à un rituel aux roues d’énergie. Parce que c’est une expérience à laquelle peu de personnes ont pu participer et également parce qu’avant de réaliser ce premier rituel je me posais de nombreuses questions, j’ai pensé que ce serait une bonne chose de revenir sur ce sujet.

Qu’est-ce qu’un rituel, quels sont ses objectifs et que penser des idées reçues qui existent sur les rites tantriques ? Comme je suis extrêmement gentille je vous donne toutes les réponses ici 🙂

Le déroulement du rituel

Bien sûr, je ne vais pas donner toutes les informations sur le déroulement du rituel ici, ce n’est pas l’objet de l’article et cela ne présente que peu d’intérêt.

Quel rituel ?

Il s’agissait d’un rituel à Ganesh, Kali et Shiva, les 3 divinités principales du shivaïsme cachemirien. Pourquoi le shivaïsme ? Parce que cette tradition est en lien étroit avec la lignée des natha, et en tant que pratiquante du yoga de cette lignée j’ai souhaité participer à ce rituel, je l’avoue, plus par curiosité intellectuelle que par réelle adhésion aux principes du shivaïsme.

Les phases du rituel

Le rituel a été découpé en trois phases, une dédiée à chaque divinité (Ganesh, Kali et Shiva). Il faut souligner que ces trois parties sont en lien avec les 3 granthis, les 3 nœuds présents dans les 3 principaux chakras : la base, le cœur et front (et donc en relation avec les 3 principaux chakras : muladhara, anahata, ajna).

Les pratiques de méditation, de récitation de mantras et d’asanas se succédaient. En tout, le rituel a duré 7 heures ce qui est tout de même exceptionnellement long. C’est certainement pour cela que ce type de pratique n’est pas conseillé aux débutants…

L’objectif du rituel

Vu de l’extérieur, on peut se demander ce qu’une personne rationnelle peut bien faire au milieu d’un cercle de pratiquants qui récitent des mantras à Kali. Chacun peut trouver sa propre réponse, je ne ferai que vous donner les miennes (et les commentaires sont là pour ça, si vous souhaitez partager la vôtre).

  • Ce que je cherche dans un premier temps, c’est l‘énergie de groupe. Dans tout ce que je fais, dans chaque acte de la vie quotidienne, c’est ce que je cherche. Plutôt solitaire par nature, le yoga m’a permis de m’ouvrir davantage aux autres et je suis maintenant consciente de la puissance que peuvent dégager toutes ces personnes réunies autour de la même pratique. Vous me prenez pour une cinglée ? Je ne peux que vous inviter à essayer…
  • Ensuite, il est évident qu’il est nécessaire de voir plus loin que la majorité des occidentaux. Non, les divinités hindouistes, bouddhistes, etc. ne doivent pas être vues comme des manifestations externes. En réalité, ce sont des archétypes créés pour pallier à nos limitations : en clair, c’est un moyen d’accéder à ce qui est notre véritable nature et les formes données à ces concepts (les images de divinités externes) ne sont qu’un moyen de matérialiser ces qualités.

Ainsi, Ganesh est le protecteur, celui qui enlève les obstacles. Rendre hommage à Ganesh, c’est stimuler notre propre capacité à faire face à chaque difficulté qui se présente à nous, au quotidien.

Kali, celle qui agit et qui tranche nos attachements (représentés par les têtes coupées attachées à sa ceinture, oui j’admets c’est un peu gore), c’est notre capacité à agir, à aller de l’avant, à laisser derrière nous ces conditionnements qui nous empêchent d’évoluer comme nous l’avons choisi.

Enfin Shiva, la conscience, symbolise le niveau de conscience qui est notre « moi » véritable mais auquel le commun des mortels n’a pas accès.

L’objectif des rituels en général…

C’est donc de nous mettre en lien avec ces qualités que nous avons en nous mais que nous ne prenons pas le temps de développer au quotidien, avec ces parts de notre personnalités qui nous aident à mieux appréhender la vie quotidienne, ces ressources insoupçonnées sur lesquelles nous ne nous penchons que trop rarement.

Le but de la cérémonie, c’est d’agir, et par les offrandes et les pratiques, de matérialiser cette prise de conscience de nos qualités. En rendant hommage à telle ou telle qualité sous la forme d’une divinité, nous en prenons davantage conscience et nous lui permettons de s’exprimer au quotidien. Loin d’être une pratique isolée, le rituel est un moyen de mieux vivre.

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