muladhara chakra est le premier chakra en lien avec l'élément terre

Muladhara chakra, le centre de la base

Muladhara, c’est le premier chakra. Si vous avez besoin de réviser ce qu’est un chakra je vous invite à relire l’article « un chakra, c’est quoi ? ». Les chakras sont représentés par des images un peu étranges au premier abord : des lotus avec un nombre de pétales variable. Dans chaque lotus, différentes formes géométriques et divinités sont représentées. Tous ces éléments sont des symboles qui ne vous parlent peut-être pas mais qui peuvent créer un écho dans votre inconscient. Nous verrons ici en détail le chakra racine, muladhara.

Définition du muladhara, chakra racine

Mula c’est la base, la racine. Muladhara est d’ailleurs parfois appelé « chakra racine » ou tout simplement « chakra de la base« .

Le premier chakra est le siège de la kundalini, de l’énergie vitale. C’est à partir de cette base qu’elle peut s’élever. Si l’on ne prête pas attention à cette base, l’éveil est impossible.

Concernant la localisation de ce centre d’énergie, les avis divergent mais on le place souvent au niveau du sacrum ou entre le sexe et l’anus. Gardez en tête que ces localisations ne sont qu’approximatives ! On essaie tant bien que mal de faire correspondre le corps physique et le corps énergétique, ce qui génère quelques imprécisions. Ce n’est pas grave, le principal est de garder l’attention fixe dans cette zone.

Après avoir effectué les pratiques plusieurs fois il sera temps éventuellement d’ajuster la visualisation et la localisation du centre. Disons seulement qu’en se concentrant sur cette zone il est possible de se mettre en relation avec cette énergie.

Les fonctionnements pris en charge par le muladhara

Le chakra de la base est en lien avec l’élément de la terre. Il est en lien avec notre nature animale, nos instincts et notre inconscient. Le bija mantra qui est en lien avec la terre et donc avec le muladhara est le son lam.

Les qualités relatives à ce chakra sont la stabilité, la vitalité, la confiance. Muladhara est aussi le siège de tamas, la qualité de l’énergie liée à la lourdeur, à l’inertie. Si tamas est trop présent, il faudra agir sur le muladhara pour contrer ce déséquilibre, pour réduire l’apathie, la paresse, l’inertie voire la dépression qui peut s’installer. Le muladhara est lié au sommeil à travers tamas : la qualité du sommeil dépend de la quantité de tamas. Un sommeil très lourd et des nuits très longues peuvent signaler un excès de tamas.

Le pranavayu géré par le muladhara est apana. En français, on peut traduire apana par la fonction d’élimination au sens large, ce qui est aussi en lien avec l’attachement (incapacité à passer à autre chose). Physique, mais aussi énergétique et mental puisque l’on raisonne toujours aux trois plans.

Si le muladhara dysfonctionne, on peut s’attacher de manière disproportionnée aux choses et aux personnes par exemple. Lorsque le muladhara fonctionne correctement, on se sent confiant, ancré. Dans le cas contraire on peut avoir une grande insécurité, une peur de manquer (d’argent, d’affection, de reconnaissance…). Vous savez, on dit parfois d’une personne qu’elle n’est pas « posée », pas ancrée. Et bien c’est cela, un dysfonctionnement de muladhara.

L’organe de perception (jnanendrya) en lien avec le centre est le nez, le centre est lié au sens de l’odorat. L’organe d’action (karmendrya) associé est le pied : il y a un lien entre la locomotion et le muladhara.

Le muladhara est également en lien avec l’inconscient, l’invisible. Les tendances que nous avons au fond de nous mais dont nous n’avons pas toujours conscience. En travaillant sur ce centre, il est possible de faire ressurgir certaines connaissances enfouies des profondeurs de notre inconscient. Le lien entre le muladhara et l’inconscient peut être exploité grâce aux concentrations sur ce centre d’énergie.

Quelques éléments symboliques en lien avec le muladhara

La représentation du muladhara est un lotus à 4 pétales au cœur duquel on trouve un carré jaune (en lien avec la terre). Les 4 pétales contiennent les lettres va, sa, sa, sha. On trouve de nombreuses correspondances entre ces syllabes et des éléments plus concrets, le lien qui me paraît le plus cohérent est celui qui les relie aux sens de la vie.

Chacun des pétales est mis en lien avec l’un des sens :
VAM : le son lié au dharma, à l’éthique dans le sens de « se conformer à ce pour quoi l’on est fait »
SHAM : est en lien avec artha, la réalisation matérielle
SHAM est relié à kama, au plaisir
SAM : correspond à moksha, la libération.

Quand on comprend que le muladhara est la base, on voit que de manière symbolique il peut aussi être la base qui permet de construire sa vie, de l’orienter.

Ce carré contient un triangle rouge pointé vers le bas (symbole de l’énergie). Au centre du triangle, le lingam noir (svayambhu lingam, l’auto-engendré) est représenté. Autour de cette pierre dressée, un serpent est enroulé trois fois et demi (et oui, c’est très précis !). Le serpent est le symbole de l’énergie de kundalini. Lovée dans le muladara, elle sommeille jusqu’à ce que le travail du yogi ne vienne l’inviter à s’éveiller.

Les divinités représentées dans le muladhara sont Brahma (la création), Saraswati, Dakini (la mort), Kama (le désir). On trouve aussi Ganesh et ses Shakti, Siddhi et Riddhi. Ganesh est en lien avec la capacité à concrétiser, à matérialiser les choses. C’est lui que l’on invoque lorsque l’on veut voir un nouveau projet réussir. Il est le protecteur, celui qui enlève les obstacles… Mais qui les met devant nous également lorsqu’il le juge nécessaire. L’éléphant Airavatta vient renforcer la stabilité de l’élément terre.

 

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