les chakras

Les chakras, c’est quoi ?

On entend souvent parler des chakras, que ce soit dans le contexte du yoga ou autre. En sanskrit, « chakra » signifie « roue ». On visualise habituellement les chakras sous forme de roues d’énergie. Chacune a un nombre de rayons différent. Si l’on choisit de visualiser les chakras sous la forme de lotus, on dit que c’est le nombre de pétales qui varie. Chaque roue a une couleur et des attributs propres. En visualisant une énergie grâce à ces divers attributs, les yogis sont censés accéder plus facilement à leurs propres énergies. Ils peuvent ainsi les reconnaître et éventuellement agir sur elles.

Comment définir les chakras ou roues d’énergie ?

On définirait simplement les chakras comme des points qui correspondent à une localisation dans le corps physique mais qui ne sont pas dans ce corps physique, les chakras et les nadi formant le corps énergétique. Les localisations proposées sont donc approximatives.

On trouve tout de même des correspondances entre le corps physique et le corps énergétique. Le chakra de la base par exemple, muladhara, est (entre autres) une porte d’accès à la force vitale, à la stabilité. Il se situe proche des glandes surrénales qui gèrent la force vitale sur le plan physique.

Anahata le centre du cœur est en lien avec l’émotivité, la réactivité. Au niveau physique, on constate que cette zone se contracte et se bloque en cas de stress ou d’émotion forte. Ces correspondances existent mais nous pouvons aller au-delà et travailler sur les chakras grâce à des visualisations, des souffles ou des postures.

Combien y a-t-il de chakras ?

Tout dépend de qui les compte ! Si l’on représente le plus souvent uniquement 7 chakras, cela ne signifie pas que ce sont les seuls… Ces 7 roues sont celles sur lesquelles on travaille en priorité. On a déjà de quoi faire pour une ou plusieurs vies ! On accorde une importance particulière à trois d’entre elles : muladhara (chakra racine), anahata (le cœur) et ajna (le front). Ces trois centres sont appelés les trois granthi, les trois nœuds qui doivent être dénoués lors de notre passage sur Terre. Nous reviendrons prochainement là-dessus !

Il existe de nombreux chakras, mais ceux que nous connaissons généralement sont situés le long de la nadi principale, la sushumna, un axe qui correspond à la colonne vertébrale (mais au niveau du corps énergétique, vous l’aurez compris). Souvent confondus avec les lieux de force (adharas), les chakras sont des zones où l’énergie peut être perçue et activée grâce à différentes techniques de hatha yoga comme les nyasa (massages énergétiques) ou des concentrations.

Le pranayama et les postures permettent aussi d’agir sur les centres d’énergie. C’est d’ailleurs en prenant en compte les spécificités de la structure énergétique (volonté de concentrer l’énergie ou de la faire « remonter ») que l’on construit une séance de yoga.

Il existe des références au système énergétique (chakras et nadi ou canaux énergétiques) dans de nombreux textes traditionnels mais celui qui a certainement le plus marqué la pensée occidentale sur les chakras reste le Shat Chakra Nirupana, écrit aux alentours du 16ème siècle par Parnananda Yati.

Une représentation de la réalité qui nous est accessible.

Commençons par dire que les représentations classiques des chakras peuvent différer selon les sources, et que ces images ne sont que des représentations possibles d’une même réalité… Au risque d’effrayer ceux qui préfèrent se baser sur des certitudes, au risque qu’elles soient fausses !

Les chakras ne correspondent pas à une réalité physique comme des organes ou des glandes endocrines, même si certains rapprochements peuvent être faits entre le corps physique et le corps énergétique.

Les descriptions des roues d’énergie qui peuvent être faites dans les textes traditionnels sont présentées comme des supports de concentration.

Chaque chakra est représenté comme une roue à plusieurs rayons ou comme un lotus à plusieurs pétales. Le nombre de pétales correspond aux nombre de nadi qui se croisent dans ce centre d’énergie. Chaque chakra correspond à une ambiance, à une partie de notre réalité intérieure. En en prenant conscience on crée un accès, une porte possible vers ces énergies qui nous habitent. Ce n’est pas magique, c’est simplement un moyen amusant et poétique de faire connaissance avec soi-même. On apprend à reconnaître nos tendances, nos facettes. On comprend très vite que l’on n’est pas cet être lisse que nous nous forçons parfois à afficher en société.

Nous sommes une somme de contradictions, à la fois très généreux et très égoïstes, extrêmement gentils ou très cruels suivant les situations. Sans aucune contradiction nous sommes ces contraires, nous avons tout cela en nous. Les chakras nous permettent d’accéder à ces fragments de nous, à ces forces brutes qui sont souvent endormies.

C’est un peu le même principe que les divinités dans le bouddhisme ou dans l’hindouisme : en personnifiant un ensemble de qualités ou d’attributs on peut y accéder.

Un lien particulier avec le son

Nous connaissons les représentations basiques des centres d’énergie ainsi que le nombre de rayons ou pétales de chacun des lotus. Ce que l’on sait moins, c’est que chacun des pétales contient l’une des lettres de l’alphabet sanskrit. 50 lettres, 50 pétales en tout. On en profite pour réviser : 4 dans muladhara, 6 dans svadhistana, 10 dans manipuram, 12 dans anahata, 16 au niveau de vishuddha, 2 pour ajna. On ne compte pas ici le sahashrara, le centre aux mille pétales ! Ça fait bien 50 en tout.

On comprend alors l’importance particulière qui est donnée au son dans le yoga : c’est par le son que l’énergie s’éveille, d’où l’importance des mantras même dans les voies qui ne sont liées à aucune religion. Nul besoin d’être hindou pour éveiller un son, une vibration.

Nous n’avons donc pas comme on le croit souvent un bija (syllabe-germe) par centre d’énergie mais autant de bija que de rayons (ou pétales). Les bija que nous associons aux centres (lam, vam, ram, om… à vous de continuer !) sont en réalité liés à l’élément que l’on met en correspondance avec ce centre. Ce qui implique que l’on peut associer un centre avec un élément qui n’est pas celui qui y a habituellement sa place… De même, les formes géométriques représentées dans les chakras (carré, croissant de lune, triangle, étoile à 6 branches, cercle) sont liées aux éléments.

 

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