Faire du yoga quand on est en vacances

Un petit article écrit pendant mes dernières vacances (enfin, weekend prolongé disons plutôt) que je ne publie que maintenant… Je repars dans 10 jours, pour une semaine cette fois, il est donc probable qu’à mon retour je vienne enrichir cet article de nouvelles idées.

Comment continuer sa pratique quand on ne peut pas s’isoler ? C’est la question que je me suis posée lors d’un (court) séjour dans ma famille. Et j’ai tenté d’y répondre, voici des pistes pour ceux qui comme moi tiennent à maintenir un lien avec leur pratique en toutes circonstances.

Elle serait pas accro au yoga cette fille ?

C’est la question que vous êtes en droit de vous poser. Je vous autorise même à répondre par l’affirmative. Mais je me permets de vous poser une question en retour : même si cela est vrai, pourquoi le fumeur, l’alcoolique ou encore le mangeur compulsif aurait le droit de se vautrer dans son addiction sans avoir à subir les questions insistantes et l’incompréhension de son entourage, alors que le yogi, oui ? Parce que c’est ce qui se passe : on me regarde plus de travers si je me lève à 6h pour pratiquer le pranayama que si je rentre complètement déchirée à 6h du mat’. Dans le premier cas on me traitera de cinglée, dans le second on soupirera « que jeunesse se passe ». Vous trouvez ça logique ? Si oui, arrêtez immédiatement la lecture de ce poste et allez consultez. D’urgence.

Plus sérieusement, je ne suis partie que 4 jours, alors ne pas pratiquer pendant 4 jours ce n’est pas la fin du monde. C’est ce que je me disais aussi, enfin j’essayais de me convaincre. Mais en fait, ça me manquait vraiment. Alors addiction ou pas, bien ou mal, normal ou pas, je m’en moque éperdument. Je ne fais que vous livrer mon expérience, mon ressenti, mes solutions et si vous souhaitez partager une expérience similaire n’hésitez pas, les commentaires restent ouverts.

Les effets du manque … de yoga pendant les vacances

Les premiers effets du manque se sont fait ressentir à la sortie de la gare. Ne riez pas, c’est très sérieux. Après 8 heures de train (ben oui, maman n’habite pas la porte à côté c’est pour ça que je rentre aussi rarement) je me sentais nauséeuse, courbaturée et irritée. Alors si j’étais rentrée chez moi, je me serais fait un thé et une séance de yoga avant de me coucher. Oui, mais là, je n’étais pas chez moi…

Quelques asanas seraient les bienvenus, tant pour soulager mes muscles engourdis que pour calmer ma respiration devenue superficielle et désordonnée. Mais impossible… On discute un peu, et ça me fait plaisir on se voit si rarement. Et puis il est tard, tout le monde file se coucher. Je ne peux pas pratiquer maintenant, n’étant toujours pas seule… On verra demain !

La peur du ridicule, obstacle de l’apprentie yogini que je suis

Le lendemain matin, réveillée tôt. J’aurais pu pratiquer dans le salon, mais si quelqu’un se lève et le trouve en équilibre sur la tête, je me sentirais assez mal. C’est bête, mais il faut presque se cacher pour pratiquer ! La meilleure solution me semble la suivante : laisser tomber les asanas pour ce matin et les remplacer par du pranayama. Un gatika de nadi shodana … Dans la salle de bain qui fait environ 1m² ! Forcément, j’appréhende un peu le moment où quelqu’un va frapper à la porte en me demandant ce que je fais enfermée là-dedans depuis une demi-heure. Mais ça n’arrive pas, et je peux même méditer encore un peu.

La méditation dans le bain, une autre alternative

Tant qu’à méditer dans la salle de bain, pourquoi pas dans son bain ? Au moins, si je déclare que je prends un bain, j’ai l’assurance qu’on me fichera la paix pour une bonne heure. Sauf si ma maman un peu parano vient frapper à la porte pour vérifier que sa fille chérie ne s’est pas noyée dans la baignoire (véridique). OK, la condition pour la pratique n’est pas optimale, mais entre ça et rien, vous choisissez quoi ?

La méditation marchée en bord de mer

J’ai la chance d’avoir une maman qui habite sur la côte ouest, donc à moi les plages et les grandes promenades (souvent désertes) qui longent la mer. C’est une occasion de pratiquer la méditation marchée, à condition de faire abstraction des gens qui passent. Je n’ai pas encore testé, mais la prochaine fois je mettrai cette idée de méditation marchée dans mon programme 🙂 Si le temps le permet, cette fois.

Comment méditer avec la télé à fond dans la pièce d’à côté ?

C’est la question à 10 000 €… Je n’ai pas encore la réponse. Je m’assois en pensant que je devrais faire abstraction, que je ne dois pas me laisser envahir par l’environnement… Mais l’énervement prend le dessus, non je ne suis pas une yogini très zen. Deuxième obstacle majeur, le fait de partager une chambre fait que je ne reste jamais seule très longtemps et que je dois interrompre ma pratique lorsque quelqu’un veut entrer. Pas pratique…

Je ne sais pas si vous rencontrez tous des conditions aussi peu favorables lorsque vous partez en vacances, mais je cherche des moyens de pratiquer coûte que coûte. Je suis une yogini de l’extrême en quelque sorte !

Durant ces quelques jours, j’ai pu pratiquer la méditation quasi quotidiennement mais pas les asanas. Et ça me manquait vraiment, je sentais comme des blocages, les muscles qui me suppliaient de les laisser s’étirer ! J’imagine qu’une pratique sportive plus soutenue couplée à davantage de méditation et de pranayama aurait donné de meilleurs résultats. On verra comment ça se passe aux prochaines vacances ! (dans quelques jours…)

 

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