Shiva Nataraja, le Shiva danseur qui crée et détruit les mondes par sa danse cosmique

Le juste équilibre entre mouvement et immobilité

 

Vous l’avez remarqué, les pratiques de yoga sont une succession de mouvements et de temps d’immobilité. Certains yogas très dynamiques privilégient le flow et le mouvement perpétuel. À l’extrême opposé, la méditation est la recherche de l’immobilité la plus totale, tant au niveau physique que mental. Les approches sont différentes mais l’objectif reste le même pour tous : l’arrêt des fluctuations du mental.

Le mental, l’ennemi à abattre ?

C’est ce que l’on pourrait croire tant les voies orientales insistent sur cette nécessité d’immobilité, de non-pensée et de lâcher-prise. Une approche qui interpelle dans une société telle que la nôtre où le mental est survalorisé. Nécessité de produire oblige, les plus performants et donc ceux qui cogitent le plus, qui sont les plus actifs sont mis sur le devant de la scène. Yoga et méditation s’apparentent alors, si l’on adopte ce point de vue axé sur la production, à des activités de fainéants ou de feignants. Pour trouver la tranquillité, la première étape est donc de lever ce lourd conditionnement, cette exigence constante de faire qui a remplacé le besoin d’être, tout simplement.

Entendons-nous bien, le yoga ne cherche pas à vous transformer en légume non-pensant. Au contraire, il cherche à aiguiser la conscience pour trouver un état de vigilance mais sans tension. Un état de recul, d’intériorité où l’on cesse un moment d’être en réaction pour prendre la place d’un spectateur tranquille. Face aux aléas de la vie il devient alors plus facile de se centrer, de moins se laisser impacter. C’est juste ça, la recherche. Une recherche d’acceptation sans fatalisme, une capacité à agir en se centrant sur l’action plus que sur le résultat, une capacité à jouir de l’instant sans s’attacher au plaisir. Une recherche permanente d’équilibre qui devrait nous occuper pour encore quelques vies !

Faut-il privilégier le mouvement ou l’immobilité ?

Dans sa pratique du yoga comme au cours de sa vie, les deux sont nécessaires. Il y a des phases où le mouvement est nécessaire, d’autres où l’immobilité sera à privilégier. À vous de sentir, à vous de savoir en laissant parler votre intuition. Une intuition qui peut se développer grâce à la pratique du yoga. Au fil d’un cours, observez les phases dynamiques et les phases statiques. Voyez en fonction de votre état à ce moment précis ce qui vous convient le mieux. Lorsque l’on a est très agité mentalement ou que quelque chose nous préoccupe, il est parfois plus facile de se centrer en restant en mouvement. Parfois, le corps lui-même réclame ce mouvement et il ne parviendra pas à trouver l’immobilité tant que l’on ne l’aura pas suffisamment bougé. À d’autres moments, la pratique de la méditation semblera plus facile car à peine assis le mental s’est lui aussi immobilisé et il reste relativement tranquille.

Entre mouvement et immobilité, c’est à vous de trouver votre équilibre. Ce qu’il y a de magique, c’est qu’il change à chaque seconde. Comme une actualisation perpétuelle de la vie, c’est à vous d’ajuster votre pratique et plus largement les actions qui ponctuent votre quotidienne selon l’équilibre de l’instant. Un travail de funambule qui est bien périlleux mais qui constitue certainement l’une des clefs de la conscience.

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